coelioscopie pour endométriose /qui a déjà eu ?

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coelioscopie pour endométriose /qui a déjà eu ?

Message par Laeti le Mer 28 Jan 2009 - 13:27

Bonjour les filles,

J'ai quelques dysmenorrhées il y a quelques temps.
J'ai changé de gygy pour être vers mon travail et en vue d'avoir un : :bebegif: ;
Celui-ci m'a conseillé de faire échographie pour voir tout ça.
Il veut me faire opérer pour voir mon kyste ovarien s'il est simple ou endométrique.

Quelqu'un a t-il déjà eu recours à cette intervention ?

Merci pour vos témoignages.
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Re: coelioscopie pour endométriose /qui a déjà eu ?

Message par Admin le Mer 28 Jan 2009 - 14:24

Coucou
Ton post est très intéressant, je le deplace dans la rubrique des essayeuses ❤ ;) ;)
bisous bisous : /a3/ :

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Re: coelioscopie pour endométriose /qui a déjà eu ?

Message par Invité le Mer 28 Jan 2009 - 14:27

Regarde ma belle si cela peut t'aider :

La coelioscopie
La coelioscopie reste l'examen clé de l'endométriose pelvienne. Elle permet d'affirmer la nature des lésions, avec souvent la nécessité de demander une confirmation histologique, elle permet de les stadifier et, avec les éléments cliniques disponibles, de conduire à un choix stratégique. Elle permet aussi, dans bien des cas, de réaliser le traitement choisi.

Cela impose le respect d'une méthodologie explora taire rigoureuse avec le désir motivé d'aller à la recherche des lésions là où elles sont susceptibles de se trouver et en connaissant bien les formes débutantes atypiques ou non.

1. Aspects techniques
a. Les conditions de réalisation
La coelioscopie diagnostique, pouvant éventuelle ment être immédiatement suivie d'un geste thérapeutique, doit bien sûr être réalisée en milieu chirurgical. La patiente est clairement informée sur cette éventualité, sur les risques potentiels et doit être consentante au cas où une laparotomie devrait être pratiquée, soit en cas de complication, soit pour mener à bien un geste chirurgical irréalisable par coelioscopie pour l'opérateur considéré, l'expérience de celui­ci étant déterminante sur les limites à respecter.

Le choix du moment du cycle dépend en fait des objectifs (l):

en l'absence d'infertilité, l'indication est alors souvent liée à des phénomènes douloureux ou à une masse pelvienne, la période menstruelle ou postmenstruelle immédiate est la plus favorable pour dépister les petits implants péritonéaux susceptibles de saigner;

dans le cadre d'un bilan d'hypofertilité du couple, la période post-ovulatoire immédiate permet de vérifier la présence du corps jaune et de la cicatrice d'expulsion de I'ovocyte. La coelioscopie, étant effectuée avant l'implantation d'un éventuel embryon, ne compromet pas forcément le développement ultérieur de la grossesse.

La patiente est obligatoirement sous anesthésie générale et intubée à de rares exceptions près. Une canulation utérine bien solidaire de cet organe est nécessaire pour assurer une bonne mobilisation et une visualisation complète du pelvis, surtout en cas de rétroversion utérine.

L'opérateur doit bien connaître le dossier de la patiente quant à d'éventuels facteurs de risques opératoires potentiels mais aussi quant à la stratégie thérapeutique immédiate à adopter en fonction des découvertes opératoires, en particulier en cas d'hypofertilité associée où de nombreux autres facteurs sont impliqués dans la décision.

Enfin l'instrumentation doit bien sûr être adéquate.

b. Les instruments
Aujourd'hui la coelioscopie, même diagnostique, est réalisée sous vidéo grâce aux équipements très performants qui ne gênent plus la visualisation fine.

Le matériel annexe doit permettre la réalisation des gestes d'investigation complémentaires, comme la manipulation des organes, l'aspiration de liquides, les biopsies des lésions, la coloration du péritoine, les adhésiolyses permettant une exploration plus complète, la coagulation des zones de saignement liées à ces gestes et le lavage final de la cavité pelvienne. Toute cette instrumentation est bien connue et ne mérite pas d'être détaillée.

c. Conduite de l'examen
La visualisation du pelvis est méthodique et systématique. Le cul­de­sac vésico utérin, l'utérus, le cul-de-sac de Douglas, les trompes, les deux faces de l'ovaire, le sigmoïde, les deux gouttières pariéto­coliques puis le foie et le diaphragme sont explorés avec minutie.

L'aspect du péritoine doit être détaillé en ce qui concerne sa brillance, sa vascularisation et sa structure.

Le liquide collecté dans le Douglas doit aussi être évalué en ce qui concerne son aspect et son volume.

Chaque organe doit être mobilisé et " palpé " à l'aide d'un palpateur; il en est de même du péritoine, du ligament large en particulier dans le fond du Douglas.


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Implant superficiel endométriosique hémorragique typique situé sur utéro-sacré droit.


Kyste endométriosique de l'ovaire gauche bien mobilisable; à noter le dôme supérieur d'un volumineux kyste endométriosique de l'ovaire droit occupant tout le Douglas.


Pourcentage des localisations de l'endométriose (Jenkins).


Le palpateur permet de soulever l'ovaire et de découvrir d'éventuelles lésions endométriosiques débutantes entrainant un accotement de l'ovaire au péritoine pariétal.


Endométriose siégeant sur un hydrosalpinx droit.



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Les uretères et la vessie sont aussi explorés dans leur parties sous péritonéales accessibles.

Une bonne connaissance des sites les plus fréquemment atteints facilite la découverte des lésions mêmes minimes.

Les aspects typiques, atypiques et séquellaires de l'endométriose ont déjà été rappelés dans la première partie.

d. Les difficultés diagnostiques
Outre les formes atypiques normalement identifiées par un examen histologique, certaines lésions sont parfois délicates à mettre en évidence.

Les lésions microscopiques, dont le concept est controversé, mais qui sont un passage obligé avant que les lésions ne deviennent macroscopiques, nécessitent elles aussi, une biopsie péritonéale avec éventuellement exploration par microscopie électronique. Selon les séries, la fréquence varie de 0 à 25 %.

Certains endométriomes ovariens, en l'absence d'échographie préalable, peuvent être difficiles à identifier; devant tout ovaire un peu boursouflé, une ponction aveugle systématique doit être réalisée avec une aiguille de calibre suffisant, car le liquide chocolat retiré peut parfois être très épais. Dans une série de 52 patientes infertiles avec des ovaires modérément augmentés de volume sans lésion en surface, la ponction aveugle a retrouvé un petit endométriome dans 48 % des cas ail.

Il faut enfin rappeler que, selon les séries, un kyste fonctionnel hémorragique (en général lutéal) est pris pour un endométriome dans 5 à 25 % des cas, ce qui, une nouvelle fois, souligne l'intérêt de biopsier la paroi de tout kyste.

Certaines adhérences inflammatoires, surtout quand une autre pathologie inflammatoire est associée (chlamydia) ont une nature difficile à affirmer en l'absence d'examen histologique.

Les lésions profondes sous péritonéales sont aussi difficiles à identifier en coelioscopie. Ces lésions sont découvertes et affirmées essentiellement par l'examen clinique soigneux sur une patiente en éveil et endormie, par une échographie avec une sonde endorectale et par le dosage du CA­125. La coelioscopie peut tout au plus dans certains cas retrouver une zone fibreuse séquellaire péritonéale de couleur blanche dont la palpation montre que la nodosité s'étend en profondeur.


e. Les signes indirects

Certains signes indirects doivent faire rechercher avec encore davantage de minutie les lésions endométriosiques; il s'agit principalement de la présence:

. d'un liquide péritonéal hémorragique à distance de la période menstruelle;

. d'un péritoine congestif hypervascularisé, à évaluer en particulier au niveau des zones de convergence des axes vasculaires;


D'adhérences hémorragiques, en particulier au contact de l'ovaire;

. de poches ou fenêtres péritonéales ou signe de " Chatman " (3~; dans une série de 635 coelioscopies diagnostiques, en cas de poches péritonéales, l'incidence de l'endométriose est de 68 % contre 28,7 % chez les autres patientes sans ces défects péritonéaux (3~;

f. Les gestes complémentaires diagnostiques

Divers gestes complémentaires déjà parfois évoqués

sont donc souvent nécessaires pour mener la coelioscopie au maximum de ses capacités diagnostiques; parmi eux on peut citer:

. le grossissement obtenu en rapprochant l'optique de la zone ciblée (jusqu'à x3);

. l'irrigation de la cavité pelvienne avec une solution physiologique de Ringer entraîne la formation de petites bulles, ou " BubEle test ", en cas de lésions endométriosiques, souvent minimes. Si le mécanisme n'en est pas parfaitement élucidé et s'il est probablement en relation avec des substances de surface capables de produire un effet de saponification, pour l'auteur qui l'a développé, ce geste atteindrait une spécificité de 97 % (4~; ce test demande à être validé;

a l'examen en immersion avec le lavage qui entraîne des courants et permet parfois de mobiliser de petits voiles qui s'agitent à la surface du péritoine;


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Pulvérisation de bleu de méthylène non dilué dans le cul-de sac de Douglas
Après lavage répété, des zones péritonéales gardent une coloration bleue à distance des lésions endométriosiques (Epreuve PPI de Manhés).


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. la coloration péritonéale avec du bleu de méthylène concentré ou test PPI de Manhès (Pathologic Peritonenm Identification) projeté dans tout le pelvis puis lavé abondamment, permet de marquer des zones qui gardent le bleu; ces zones entourent les lésions et traduiraient un processus inflammatoire, d'ailleurs non spécifique de l'endométriose. Dans le même ordre d'idées, diverses substances comme le tamoxifène, entraînant une fluorescence induite par le laser, ont été testées chez l'animal, mais n'ont pas encore conduit à des applications cliniques.

une étude cytologique de frottis obtenus par brossage des zones suspectes a aussi été proposée; en cas d'histologie positive le frottis est également positif dans 90 % des cas (6~; nous préférons réaliser directement une biopsie;

l'aspiration des liquides, qu'il s'agisse de celui collecté dans le Douglas ou celui obtenu par ponction d'un kyste doit être systématique. Bien que parfois prise en défaut, la cytologie de ce liquide fournit des informations non négligeables. Dans l'avenir, le dosage de marqueurs fiables et spécifiques, rapide ment dosables et peu onéreux, permettra de donner un intérêt encore plus grand à l'analyse du liquide du Douglas en mettant en évidence des situations où les perturbations du milieu sont telles qu'elles justifient un traitement, en particulier en cas d'hypofertilité; bien évidemment une validation clinique et thérapeutique des valeurs seuils retenues sera un préalable important;

. la biopsie de toutes les lésions, et surtout celles qui sont atypiques, nous paraît devoir être quasi systématique.


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Oblitération partielle du cul de sac de Douglas; il faut rechercher des lésions profondes éventuellement associées après adhésiolyse.
Défect péritonéal ou signe de Chatmann; à noter la présence d'un petit implant sur la séreuse du sigmoïde.
Liquide péritonéal hémorragique retrouve à distance de la période menstruelle avec péritoine congestif; il faut rechercher des implante endométriosiques.
Trompe gauche nodulaire correspondant à une endométriose.

Endométriose du fond utérin associée à des lésions inflammatoires viscoides évoquant une infection chronique à chlamydia.


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2. Diagnostic différentiel
Les diagnostics différentiels principaux ont été déjà évoqués.

a. Les implants
Le problème concerne surtout les lésions atypiques; nous rappellerons sous forme de tableau (Tableau IX.) les principaux diagnostics différentiels de l'endométriose.


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Tableau IX: Lésions péritonéales non endométriosiques pouvant avoir un aspect macroscopique similaire.


Hémangiome
Kystes inflammatoires
Inclusions péritonéales
Réactions aux corps étrangers (produit de contraste, talc, suture...)
Dépôts après Laser CO2
Cancer de l'ovaire
Léiomyomatose disséminée
Restes adénaux ou de Walthard
Réaction au corps de Psammoma
Grossesse ectopique ou restes trophoblastiques


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b. Les endométriomes ovariens
Nous avons déjà évoqué la difficulté à affirmer la nature endométriosique de certains kystes hémorragiques en particulier ceux d'origine lutéale.

3. Le compte rendu
Il est nécessaire d'insister une nouvelle fois sur l'importance, à l'issue de la coelioscopie, de rédiger un compte rendu complet, précis et reproductible per mettant à tout lecteur de mesurer l'importance des lésions et des signes associés et de pouvoir en déduire les conséquences thérapeutiques à appliquer.

Les documents iconographiques éventuels et l'utilisation de la classification de l'AFS révisée ne sont pas suffisants pour réaliser une évaluation correcte.

Le caractère subjectif de la description des lésions ne peut être éliminé. On peut espérer, grâce à l'informatique, pouvoir disposer d'un jeu d'instruments de mesure plus objectifs et moins opérateur dépendants; déjà des systèmes d'analyse morphométriques par ordinateur sur des documents photographiques codés se sont révélés plus fiables que les autres systèmes de classification déjà utilisés `7~.

4. Rôle stratégique
A côté de son rôle diagnostique essentiel, le rôle stratégique de la coelioscopie a été souligné depuis longtemps.

Autorisant seule non seulement une évaluation fiable des lésions endométriosiques pelviennes, mais aussi une spéculation sur les effets délétères potentiels à rattacher aux symptômes, la coelioscopie permet, avec les données cliniques, de fixer la stratégie thérapeutique à appliquer, et ce, parfois au moment même de sa réalisation.

C'est pourquoi sa réalisation doit être optimale au plan technique, comporter souvent les gestes diagnostiques complémentaires précédemment rappelés et demander de la part de l'opérateur un intérêt particulier pour cette pathologie.
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Re: coelioscopie pour endométriose /qui a déjà eu ?

Message par Invité le Mer 28 Jan 2009 - 20:21

j'ai déjà passé cet examen à cause de douleurs. Rien n'a été trouvé.
L'examen est loin d'être sans douleur (après) car le gaz qui sert à faire gonfler pour voir laisse de grosses douleurs... comme de grosses contractures. :mais après, je n'ai eu aucune séquelles de rien du tout.
Il y a 3 toutes petites cicatrices dont une dans le nombril. Les deux autres, je ne les vois plus depuis longtemps (cela fait moins de 4 ans que je l'ai fait). ;)
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Re: coelioscopie pour endométriose /qui a déjà eu ?

Message par Laeti le Lun 16 Fév 2009 - 20:32

Milles excuses pour avoir répondu si tard...j'avais complètement oublié mon p'tit sujet :shock:

Je crois que j'étais un peu stressée par tout ça.
Je suis en arrêt depuis la semaine dernière..
Pour info, le chirurgien ne m'a pas trouvé d'endométriose mais une ancienne inflammation appelée pelvi-péritonite du coup, ça touche l'ensemble des organes. Surtout mes trompes qui ont des séquelles et qui étaient bouchées ou dilatées...enfin bref un vrai chantier la dedans !! Je n'ai jamais eu mal au ventre comme j'ai pu voir dans les soidisant sympthomes...à part ces 4 dernières mois au moment de mes règles, où je croyais que c'était l'endométriose..mais non ça date de plus longtemps (j'ai du mal à croire mais bon..)
Résultat : je pense que gygy me fait passer directement FIV mais n'a pas trop détaillé son CR à part avec ses mots de largon médical.
Je le revois dans 3 semaines, il faut que je prenne RV d'ailleurs.

J'ai en effet, un point sous le nombril, et deux du côté gauche, l'un dessous l'autre. Très classe !! mais petit ça va....

Voilà, merci en tout cas pour vos messages.
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