La méningite

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La méningite

Message par Admin le Mer 6 Jan 2010 - 16:15

La méningite






Confusion, maux de tête, raideur de la nuque chez votre enfant ou fièvre brutale chez votre nourrisson, consultez vite un médecin. Si la méningite virale est bénigne, la méningite bactérienne, plus grave, nécessite un traitement dès les premiers symptômes.



La méningite est une inflammation des membranes (méninges) qui entourent le cerveau et la moelle épinière.



Des clefs pour comprendre



Les germes en cause proviennent d'un foyer infectieux de l'organisme (rhume, otite...) ou bien d'une propagation de personne à personne par la toux, les éternuements... Chez les enfants, la méningite se manifeste par des maux de tête, des vomissements, une raideur de la nuque, des douleurs articulaires. Autres symptômes : une grande sensibilité à la lumière, l’apparition de tâches rouges sur la peau, une fièvre dépassant généralement 38,5° C, une confusion ou une somnolence. Le tableau clinique est moins évocateur chez le nourrisson. Un accès brutal de fièvre, un manque de tonicité musculaire éventuellement accompagné de vomissements ou une fontanelle bombée et tendue doit alerter les parents.

La méningite a une image catastrophique. Pour autant, selon les germes en cause, elle n'a pas le même caractère de gravité. Les méningites virales sont fréquentes et le plus souvent bénignes. Les méningites bactériennes sont plus rares mais graves. La méningite à méningocoque comporte un risque vital, notamment par septicémie (infection généralisée), malgré une prise en charge thérapeutique rapide. La méningite à pneumocoque engage aussi le pronostic vital : 10 % de mortalité, 30 % de séquelles. Ces deux méningites représentent chacune environ 200 cas par an en France. Face à la majorité des méningites bactériennes, le pronostic dépend d'un diagnostic et d'un traitement précoces.


La conduite à tenir


Devant toute suspicion de méningite chez l'enfant et toute fièvre ou comportement inexpliqué chez le nourrisson, n'hésitez pas à vous rendre à l'hôpital. Le prélèvement de liquide céphalo-rachidien par ponction lombaire permettra de poser le diagnostic. Les méningites bactériennes donneront lieu à des prescriptions d'antibiotiques et à une surveillance étroite, souvent en milieu hospitalier. Ce sont des maladies à déclaration obligatoire et, en fonction du germe en cause, une antibiothérapie sera prescrite en prévention aux personnes ayant eu des contacts proches et répétés avec votre enfant. En ce qui concerne les méningites virales, le traitement s'attachera à calmer les symptômes.


Claire Manicot

Méningocoque : portrait robot



Qu’est-ce que le méningocoque ? C’est une bactérie, ou plus exactement plusieurs bactéries, puisqu’il en existe plus de 13 formes différentes. Celles-ci vivent uniquement chez l’homme. En Europe, on en retrouve essentiellement deux sortes : les types B et C (ces derniers étant en théorie les plus nocifs). Mais ces microbes ne sont pas toujours dangereux. D’ailleurs, 5 à 10 % de la population est porteuse saine de cette bactérie : celle-ci est présente au niveau de la gorge et du nez. Elle se transmet directement par les postillons, la salive, les éternuements… Si ces bactéries sont si courantes, comment peuvent-elles devenir mortelles ?
Les enfants menacés



En fait, on ne sait pas réellement pourquoi il se produit tout à coup une infection invasive à méningocoque, à l’origine des méningites fulgurantes. Le trouble semble lié à un système immunitaire plus fragile : l’immunité n’est pas encore bien développée, ou baisse de manière transitoire. C’est d’ailleurs pourquoi les jeunes enfants sont les plus touchés. Il y a en effet 15 cas pour 100 000 bébés de moins d’un an (contre moins de deux pour 100 000 chez l’adulte). On distingue ainsi deux pics dans les infections : avant l’âge de deux ans, et entre 15 et 20 ans et près de la moitié des cas mortels de méningite concernent les enfants de moins de quatre ans.

A noter : la méningite fulgurante n’est pas le seul danger du méningocoque : celui-ci peut provoquer un purpura fulminans. Cette affection est plus rare (un quart des cas d’infection à méningocoque) mais sa mortalité est de 30 %. De plus, elle n’est pas précédée des classiques maux de têtes, raideurs du cou et vomissements de la méningite.
Réagir vite



Pour se protéger contre les infections à méningocoques, les autorités sanitaires avaient le choix entre la vaccination obligatoire et une stratégie ciblée, avec prise en charge des proches. Jusqu'en 2009, elles ont opté pour la seconde situation. Ainsi lorsque qu'un cas est signalé (la maladie est à déclaration obligatoire), on vaccine immédiatement toutes les personnes ayant eu un contact rapproché avec le malade, la famille étant bien entendue la première concernée (les risques de transmission au sein de la famille sont mille fois plus importants. Mais à partir de 2010 la situation devrait évoluer : la vaccination systématique contre le méningocoque C des nourrissons à partir de 12 mois, des enfants, des adolescents et des adultes jusqu'à 24 ans a été recommandée par le Haut Conseil de la Santé Publique en juin 2009, devant les preuves de son efficacité et utilité à l'étranger. Cette recommandation a été approuvée par la Haute Autorité de Santé en octobre et devrait donc figurer au calendrier vaccinal de 2010.



Alain Sousa



Source : présentation du Dr Jean Farlangue - MEDEC 2005



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