Contacter l'administration
Le T'chat
Intègrer l'équipe
Parrainage
ID mot de passe perdu ?
Réactiver mon compte
Livre d'or

Groupe facebook



Le bureau du forum
Pour mieux nous connaître
Bavardage
Prénoms
Les désireuses
Puèriculture
Les mamans
Les mamans natures
Les futures mamans
Vie pratique
Vie de famille
Vie au quotidien
Santé & maladie
Espace detente


Tableau du taux HCG
Les 1ers symptômes
Premier mois
Deuxième mois
Troisième mois
Quatrième mois
Cinquième mois
Sixième mois
Septième mois
Huitième mois
Neuvième mois



En 10 questions
ZEN le jour J
La péridurale
Le déclenchement
La cesarienne
Nos récits d'accouchement


Tout sur l'allaitement
Confusion sein tétine
Tire lait Lequel choisir ?
Le co dodo
Le portage & les echarpes
Les couches lavable
Accoucher dans l'eau
Maison de naissance
L'ostéopathie
Le bio
Les positions pour allaiter
Succions efficaces

































































Afin de vous faire comprendre ce que je vis, car je n'en suis pas encore complètement sortie, je vais essayer de vous faire voir ce que j'ai vécu et ce que je fais pour en sortir. C'est sur les conseils d'une amie que je viens aujourd'hui vous livrer mon témoignage afin d'exorciser et d'informer les mamans qu'elles ne sont pas seules.

Quelle est votre situation familiale ?

Je suis mariée depuis 5 ans et maman d'un petit homme de 2 ans. J'ai une profession qui me prend du temps comme beaucoup de femmes qui travaillent. Nous avons une vie confortable et sans problèmes annexe. La situation sociale n'est pas pour moi un facteur déclenchant de cet état mais cela n'engage que moi.

Comment en êtes vous arrivée là ?

Difficile à dire. Je crois surtout qu c'est un cumul de beaucoup de choses. j'ai eu une grossesse difficile et peu d'écoute franche. Peu de soutien de mon mari après son congés paternité et des remontrances pour me faire reprendre du poil de la bête.
Des exigences familiales que je ne voulaient pas mais que l'on m'imposaient de toutes façons. La reprise du travail, la vérité caché sur mon état par mon conjoint, la fin de l'allaitement, des nuits courtes de 4 h consécutives, des journées trop longues, la pensée collective, le quand dira t-on... trop de choses en fait et surtout beaucoup d’incompréhension et de jugement de la part de l'entourage.
Tout ceci générant stress et fatigue en tout genre. J'avais le sentiment de me battre contre du sable mouvant plus je me débattais pour me faire entendre plus je m'enfonçais dans leur incompréhension et donc j'ai fini par faire silence de ma propre vie... je me suis oubliée.

Comment cela se traduit il ?

Pour moi je me suis retrouver confrontée à une fatigue intense voir chronique, une irritabilité au delà de tout ce que j'ai vécu avant, un manque de concentration, d'attention , de mémorisation, de motivation. Le plus dur et ensuite de prendre conscience que l'on ne se prête plus du tout attention voir même je me suis dévalorisée. D'ailleurs ceci entraine toujours autant de conflits avec mon mari qui ne supporte pas quand je m'inflige des « je suis nulle , incapable de faire ce que toutes les femmes du monde savent faire, je suis une mauvaise maman... » J'ai eu jusqu'aux pensées les plus sombres de toutes mon existence... avec la boule au ventre lorsque j'ai hurlée sur mon mari un soir qu'il serai beaucoup plus facile pour eux que je ne sois plus là pour les faire suer (je pèses mes mots)
Là je me suis rendu compte que quelque chose clochait mais pas un mot là dessus.

Comment avez vous pris conscience que c'était un burn out ?

J'ai compris trop tard ce qui arrivait en fait. J'ai déjà subit un burn out mais pro il y a plus de 10 ans et là non plus je n'avais rien vu venir.

Après plusieurs clash avec mon mari et crise de larmes , d'abattements et une discussion avec mon docteur, j'ai compris que ça n'allait pas du tout. Sur le coup on a pense à une dépression post natal du fait de l’arrêt de l'allaitement qui me tenais à cœur. J'ai allaité pendant 6 mois. Mais rien n'y a fait et les mois s’écoulaient sans améliorations... je n'avais pas le goût de rien. Je me sentais spectateur d'une vie qui ne m’appartenais pas. L'impression de vivre en automate. J'étais désespérée de me voir autre que ce que je suis en fait... voir que j'étais en proie à une angoisse sourde, une rage qui bouillonne et qui fini par exploser pour un oui ou non, des cris de plus en plus forts des larmes à n'en plus finir ce sentiment de culpabilité qui vous étouffe. Je culpabilisais de tout ; de prendre du temps pour moi, d'être odieuse avec mon entourage, d'être stressée, pas assez cool, aimante, femme, de ne pas coller à cette image de la mère heureuse et parfaite en tout point que l'on décrit partout.. Je voulais que les choses s'arrangent... mais comment ? Parfois comme je le disais plus haut, des idées noires m'ont envahies. Mais je n'ai pas écouté ces histoires là... pour mon fils je me battrais !!! C'est sûr ! Il à besoin de sa maman et pas d'une poupée de chiffon pour qui on décide de tout ! Je me suis rebellée ça n'a pas plus mais ça a provoqué un sentiment de fierté en moi que je ne connaissait plus. Alors j'ai eu soif de me revoir en forme et conquérante de ma vie !!

C'est le corps qui a parlé et mon bébé qui somatisait... il tombait malade trop fréquemment et moi aussi. Je me suis demandé pourquoi ? La fatigue c'est sûr et le stress... les choses devaient changer car mon bébé en faisait les frais de façon inconsciente.

Qu'avez vous entrepris pour vous en sortir ?

Dans un premier temps je me suis informer sur le problème. J'en ai parle avec mon docteur qui à mis un nom sur mon état. Le burn out maternel qui pour lui n'en était pas un mais bien une fatigue intense dû à mon nouveau statut de maman. J'ai donc pris le taureau par les corne et lu beaucoup de choses qui parfois m'ont profondément choquée.
J'ai fais l'acquisition de certains ouvrages très bien fait et doit encore en lire certains autres.. je me suis tellement retrouvée... et puis j'ai pris la décision d'en parler ouvertement afin que l'es gens arrête de me juger sans savoir et surtout d'avoir du soutien de la part de mes proches et amies. Aujourd'hui si je viens ici poser mon témoignage c'est grâce à l'une d'entre elles et je l'en remercie.
Écrire mon histoire m'aide beaucoup d'ailleurs depuis quelques temps je tiens de nouveau mon carnet de bord ou je note mes échecs comme mes progrès même les plus infimes. Ça me fais un bien fou ! Je sais cependant, que rien n'est totalement gagnée. Parfois il m'arrive de replonger dans un état second ou je craque et pleure mais j'arrive à reprendre mon souffle beaucoup plus vite et facilement signe que l'effort est payant. Je n'ai pas eu recourt à une psychothérapie ou psychanalyse mais peut être que j'y viendrai afin de faire un grand coup de ménages dans les petits recoins ou je ne suis pas allée... mais pour le moment je veux voir si je peux y arriver seule (ou presque).

Ou en êtes vous aujourd'hui ?

J'ai eu cette prise de conscience qui m'a aidée à me battre pour me retrouver. Ça n'a pas été des plus facile à accepter mais j'ai eu des conseils et j'ai beaucoup lu... ces lectures diverses et variées sur le sujet (et parfois trop scientifique et loin du mal être dont on souffre)m'ont permis de refaire surface et surtout de me rassurée... je ne suis pas folle ou la dépressive névrosée du coin.. non mon mal porte un nom et est finalement en pleine reconnaissance car trop de maman en souffre... en silence encore. M'accepter comme je le suis avec mes forces et mes faiblesses et avec cet état est pour moi un grand pas en avant. Pour reprendre le cours de ma vie il m'a fallu m'arrêter et faire le tour de la question... me poser les vrais questions. Mais il n'est pas simple de trouver le courage de se battre et d'avouer ses faiblesses. Aujourd'hui j'ai du soutien. Chose que je n'avais pas au début de ma crise... je pense que mon mari en particulier ne voulait pas me voir aussi bas ça lui faisait peur.

Ce qui m'a aidé aussi ce sont des stages pour le boulot qui m'ont éloignés de mon quotidien et remis le pied à l’étrier... me faire voir que je pouvais vivre pour moi un peu n'avais rien de mal sein au contraire... il faut savoir se faire un peu plaisir aussi..ok là c'est pour le boulot mais bon..; soirée resto entre copines de boulot ça le fait si si !

Aujourd'hui je prend du temps pour moi même si je culpabilise encore un peu... mon mari me soutien beaucoup plus et notre complicité s'en ressent beaucoup. Nous parlons plus ouvertement de nos soucis profonds et moi je n'hésite plus à lui dire ce que j'ai sur le coeur et si je ne vais pas bien. Je me fiche bien de ce que les gens pensent de moi car ce que je vois dans le regard de mon fils et la preuve que je vaux tout l'or du monde et que je suis une bonne maman au final. Et quand votre mari vous dis que vous êtes une très bonne maman et que lui ne ferai pas mieux car c'est toi qui connais le mieux notre fils ; qu'il vous dis qu'il vous aime comme vous êtes … ça c'est le plus.

Si vous deviez retenir quelque chose de tout ça ?

Oulala ! Ne pas se laisser avoir ! Trop facile bien sur... non non juste en parler des que les premiers signes apparaissent.
Ne pas se cacher au fond d'une grotte.
Se faire aider par ses proches quand la fatigue est trop importante. Nous ne sommes pas des wonder women !!
Se donner du temps avec son mari et pour soi toute seule aussi c'est important. Se valoriser intellectuellement, physiquement....
Et puis se dire c'est pareil chez toutes les autres quoi qu'on en dise !!!

Moi je recommence à dessiner, à faire de la photo, écrire mon journal de bord, prendre des vacances seule avec mon fils, prendre un moment chez l’esthéticienne, une manucure, un massage , la piscine... oui je suis grande maintenant qu'on se le dise !

Voilà mon histoire et je continue à me battre parce que se sentir aller mieux m'aide aussi.

Bon courage à toutes et merci à Bout'd'choux et Family de m'avoir permis ce témoignage.

Droit a la vie privée : Ce témoignage publié est l'unique propriété de son auteur, ils vous est donc strictement interdit de le reproduire sans autorisation. (Article Art. L 122-4. du Code de la Propriété Intellectuelle).



> Lire le dossier sur le burn out > Voir la vidéo sur le burn out